Sécurité électrique : 68% des logements anciens présentent une anomalie

Une étude publiée par Promotelec et réalisée pour le compte du GRESEL a établi que les deux tiers des logements de plus 15 ans présentent une anomalie électrique avant leur mise en location.

En 1998, une étude de l'ONSE (Observatoire National de la Sécurité Electrique) estimait que les installations électriques de près de la moitié des logements anciens (soit 7 millions de logements à l'époque) ne répondaient pas aux règles élémentaires de sécurité. 2,3 millions de ces installations électriques étaient même qualifiées de "particulièrement dangereuses". 

Depuis, de nouvelles contraintes législatives ont été imposées afin de lutter contre les risques d'incendies et d'accidents d'origine électrique. Ainsi, depuis 2009, un contrôle de l'installation électrique est obligatoire lors de la vente d'un logement de plus de 15 ans. Depuis l'année dernière, c'est aussi le cas dans le cadre de la signature des baux d'habitations (loi Alur).

Aujourd'hui, le nombre d'électrocutions a été divisé par 5 par rapport à 1970. La situation n'est cependant pas parfaite, surtout selon les résultats de l'étude publiée le 3 mai 2019 par Promotelec et basée sur 5000 diagnostics d'installations de plus de 15 ans. Selon l'étude, 68% des logements présentaient au moins une anomalie électrique avant leur mise en location. Dans ces logements, le nombre d'anomalies relevées s'élevait d'ailleurs en moyenne à entre 3 et 4 !

Parmi les anomalies les plus répandues, on retrouve : 

  • Le défaut de mise à la terre (41%)
  • La vétusté des matériels (34%)
  • Le risque de contacts directs (27%)
  • Les défauts de protection contre les surintensités (27%)

Pour remédier à la situation, Promotelec souligne l'importance fondamentale du Diagnostic Electrique Obligatoire instauré en 2009 et en 2018 et qui permet d'informer le propriétaire ou le locataire sur la sécurité électrique du bien. Pour lutter toujours plus efficacement contre les risques électriques, le GRESEL souhaite que cette obligation s'applique également aux parties communes des immeubles, emplacements les plus délaissés par les travaux de modernisation et de sécurisation.